Quels sont les principes de la Finance Islamique?

Les principes de la Finances sont au nombre de cinq:

a-    Prohibition de l’intérêt

Ici au sens conventionnel l’intérêt n’est pas accepté. La banque ne vend pas de l’argent. Elle ne se positionne pas comme un simple bailleur de fonds qui prête de l’argent et, quelque soit le résultat de l’affaire, attend les intérêts produits par son argent en fonction du temps et d’un taux d’intérêt prédéfini. La finance islamique propose que la banque participe à la construction de la richesse pour justifier son gain. Le seul placement d’argent ne suffit pas. Toute transaction permettant à la banque de gagner de l’argent doit se baser sur un actif tangible. C’est la promotion de l’économie réelle au détriment de l’économie virtuelle.

b-    La prohibition de l’incertitude

Techniquement les juristes de confession islamique ont donné plusieurs définitions à ce terme. Cependant on peut retenir qu’il y a incertitude dans une transaction lorsque l’un des contractants est désavantagé à cause d’une ignorance sur le prix, sur l’article ou sur la date de livraison. Un exemple d’incertitude : la vente d’un oiseau dans le ciel ou d’un poisson dans la mer. Il existe plusieurs formes d’incertitude. :

  • La difficulté de mettre l’objet de la vente à la disposition de l’acheteur. Par exemple, la vente d’une bête perdue;
  • Le manque d’information concernant l’objet de la vente ou son prix. C’est le cas lorsque quelqu’un dit : « Je te vends ce qui est sous la manche de mon habit »;
  • Manque d’information sur la qualité ou le prix de l’objet.

c-   Interdiction des activités illicites

Selon la loi islamique, le bien qui est l’objet du contrat peut être une marchandise, un service ou un usufruit. Cependant, pour que le contrat soit valide, l’objet doit être licite. C’est ainsi  que le vin, le porc, les jeux de hasard entre autres ne peuvent pas être l’objet d’un contrat puisque la charia interdit au musulman d’acquérir ou de transférer pareils objets dans le cadre d’une transaction.

d-   Partage des pertes et profits

La banque et le client sont sur le même pied d’égalité. Lorsque le client gagne dans la transaction il partage le gain avec la banque. En cas de perte la banque doit également perdre.

e-   Tangibilité des actifs

Ce principe renvoie à la notion de l’économie réelle évoquée ci-dessus. Toute transaction doit se baser sur un actif réel. En principe, aucun financement ne doit se faire sur des choses inexistantes.